
Tabligbo, 2 juin (ATOP) – Une mission du Centre ouest africain des services scientifiques sur le changement climatique et l’utilisation adaptée des terres (WASCAL) de l’Université de Lomé (UL) a effectué le lundi 1er juin, une visite de terrain dans les forêts sacrées de Gboto Zogbé et de Gboto Assigamé à l’occasion de la journée nationale de l’arbre.
Cette initiative marque le lancement d’une nouvelle phase d’actions visant à renforcer la conservation et le reboisement de ces espaces naturels emblématique du patrimoine culturel environnemental local. Elle s’inscrit dans le cadre de l’exécution du projet « Valorisation des savoirs endogènes et restauration des forêts sacrées de Gboto Zogbé et de Gboto Assigamé ». Le projet a reçu le financement du Fonds pour l’environnement mondial (FEM) à travers le Programme des nations unies pour le développement (PNUD). L’objectif est de renforcer la conservation de la biodiversité, promouvoir le reboisement, lutter contre le changement climatique et encourager l’implication des communautés locales dans la gestion durable des ressources naturelles.
La cérémonie a réuni autorités administratives et locales, des responsables communautaires, des gardiens des traditions, des représentants des forces de l’ordre et de sécurité ainsi que la population riveraine. Elle a été marquée par la visite des deux forêts sacrées, des séances de sensibilisation sur l’importance de la préservation des ressources forestières et par la mise en terre de diverses essences forestières et fruitières. Au total, 10.200 plants entre autres, d’iroko, de cola gigantéa, d’anogeisus leocarpus, d’avocatiers, de baobab, de kapokiers ont été mis en terre lors de cette opération de reboisement dans les deux forêts, couvrant une superficie de 28 ha.
Le directeur adjoint de WASCAL (UL), Komi Bégédou a indiqué que la mission de son institution est de contribuer à l’équilibre de l’écosystème. « Le reboisement de ces forêts sacrées traduit notre volonté commune de restaurer durablement les écosystèmes dégradés tout en renforçant l’engagement des communautés en faveur de la protection de l’environnement. Chaque arbre planté aujourd’hui représente un investissement pour l’avenir », a souligné le directeur adjoint de WASCAL. Il a rappelé que cette initiative entend inventorier les connaissances endogènes et les pratiques locales favorisant la conservation et la restauration des forêts. M. Bégédou a ensuite exprimé sa gratitude à tous ceux qui ont contribué à la réussite de ce projet et invité les populations bénéficiaires à prendre soin des plants mis en terre.
Le coordinateur du projet, Dr. Kossi Ségno Ehlui a souligné que des dispositions sont prises pour assurer la protection des plants mis en terre afin qu’ils croissent dans de bonnes conditions. Dr Ehlui a ajouté que cette démarche illustre la convergence entre préservation du patrimoine traditionnel et développement durable au bénéfice des générations présentes et futures.
Les représentants des communautés bénéficiaires ont salué cette initiative qui vient consolider les efforts locaux de préservation des espaces forestiers. Ils ont réaffirmé leur disponibilité à assurer le suivi, la protection et l’entretien des jeunes plants afin de garantir leur développement et leur contribution effective à la restauration des écosystèmes concernés.
ATOP/SAK/SED/KYA






