
Sokodé, 9 avr. (ATOP) – Un atelier de renforcement de capacités des professionnels des médias classiques et web de la Centrale pour la production et la diffusion de contenus de sensibilisation sur les enjeux liés à la transhumance se tient du 7 au 15 avril à Sokodé.
Placée sous le thème « La transhumance : défis, enjeux et perspectives », la session est organisée par le ministère en charge de l’Agriculture et des ressources animales, en partenariat avec l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) et le Fonds pour la consolidation de la paix. Elle s’inscrit dans le cadre des efforts du gouvernement visant à renforcer la prévention et la gestion des conflits liés à la transhumance, ainsi que la promotion d’une cohésion sociale dans les zones rurales.
L’atelier vise à améliorer les compétences techniques des participants et à approfondir leur compréhension de la transhumance, de ses mécanismes, de ses mutations ainsi que de ses enjeux spécifiques dans la région. Il permettra également d’évaluer les premières réponses apportées par les pouvoirs publics face aux défis multidimensionnels, tout en explorant des pistes stratégiques et opérationnelles pour une gestion apaisée du phénomène. Les participants seront appelés à produire des contenus de sensibilisation adaptés aux médias radio et numériques, dans une approche de journalisme de solution.

Durant la session, les journalistes et animateurs prendront part à des travaux de groupe et à plusieurs panels, notamment sur les principes du journalisme de solution en République togolaise et sur le cadre légal et institutionnel de la transhumance. Des communications porteront également sur les manifestations du phénomène, les conflits qu’il engendre et les mécanismes de résolution.
Le préfet de Tchaoudjo, assurant les fonctions de gouverneur de la région Centrale, Tchimbiandja Yendoukoa Douti, a rappelé que « la transhumance est un facteur de cohésion et de brassage des peuples, mais peut aussi être source de conflits ». Il a souligné la responsabilité des médias dans la promotion d’une gestion apaisée à travers des productions adaptées.
Le directeur de la production animale, Magnimwè Beleyi, a exprimé sa reconnaissance aux partenaires techniques et financiers pour leur contribution à l’optimisation du projet. Il a évoqué les mesures prises par le Togo pour encadrer la transhumance, notamment la suspension de la transhumance transfrontalière, l’aménagement de Zones de production bovine (ZAPB) et la mise en place de structures intercommunautaires de gestion des conflits.
L’assistante principale au programme Résilience et stabilisation communautaire de l’OIM, Mme Yawavi Ankou, a souligné que la promotion d’une mobilité humaine ordonnée et respectueuse de la dignité, bénéfique au développement des communautés, constitue une priorité pour son organisation ; la transhumance occupant une place particulière dans ce cadre.
Le représentant de la faîtière des médias, Abasse Issaka a réitéré l’engagement des médias à jouer leur partition pour une gestion apaisée de la transhumance.
Après la région des Savanes, la région Centrale constitue la deuxième étape de cet atelier, qui se poursuivra dans d’autres régions.
ATOP/MEK/AO






