
Par BARANDAO Konaka
Intervenant dans les domaines de la santé, des droits humains et la protection de l’enfance, le Groupe chrétien contre le sida au Togo (GCCST), a contribué à la prise en charge de plus de 700 000 bénéficiaires directs dans trois régions du Togo à savoir : le Grand Lomé, la Maritime et les Plateaux. Ce résultat a été possible grâce à sa collaboration étroite avec 20 églises et paroisses, 8 établissements scolaires, 10 centres de santé ainsi qu’à l’appui des partenaires techniques et financiers.
Le GCCST, une organisation de développement laïque
Le GCCST, une organisation de développement laïque, a été créé officiellement le 19 février 2002. Il regroupe des personnes de bonne volonté, sans distinction de sexe, de race, d’ethnie ou de religion, désireuses de consacrer une partie de leur temps ou de leurs ressources à la réalisation des buts et objectifs de l’organisation. Il œuvre pour la promotion des droits humains et des libertés fondamentales, notamment le droit à la santé, au bénéfice de tous les citoyens sans discrimination. Le GCCST mène ses actions en partenariat avec les acteurs nationaux et internationaux à travers l’éducation, la prévention, la prise en charge et le plaidoyer.

Selon le directeur exécutif du GCCST, Koku Tsigbé, son organisation prend en compte les thématiques telles que les droits humains et les libertés fondamentales ; le VIH/Sida et les IST ; le diabète et les maladies non transmissibles ; la santé sexuelle et reproductive ; de même que l’éducation et la protection de l’enfance. « Nous couvrons au total, 12 zones dans les trois régions. Nous menons nos activités à Adidogomé, Ségbé, Zanguéra,Nyékonakpoè-Kodjoviakopé dans le Grand Lomé ; Davié et Tsévié dans la région Maritime puis dans les Plateaux, nous intervenons à Kpélé Akata, Adéta, Kpalimé, Notsè, Tohoun, et Tado », a-t-il précisé.
Diverses actions au profit de plus de 700 000 bénéficiaires directs
Depuis sa création, le GCCST a mené des activités de sensibilisation et de formation sur plusieurs sujets et pris en charge des patients ou victimes dans divers domaines. La sensibilisation du groupe porte souvent sur les thématiques qu’il aborde. Chaque année, explique le directeur exécutif, le GCCST mène des activités de sensibilisation, d’éducation et d’information dans ses zones d’intervention et à travers les médias, touchant environ 1 500 000 bénéficiaires dont 1 000 000 de femmes. Le GCCST a contribué à la prise en charge d’au moins 700 000 bénéficiaires directs dont 450 000 femmes.

Les prestataires du GCCST ont sensibilisé des passants aux abords du carrefour Agbémadon dans la commune Golfe 7 en mai 2025 sur la santé sexuelle de reproduction, la lutte contre le VIH et le diabète. Cette sensibilisation avait été couplée des tests de dépistage au VIH et du diabète. « Je suis conducteur de taxi moto. J’ai amené une cliente pour acheter des médicaments à la pharmacie et j’ai été abordé par deux dames. Elles m’ont parlé des IST/VHI et le diabète et m’ont conseillé de faire le test pour connaître mon état de santé. J’ai apprécié cela. J’ai profité de la cliente et je remercie les initiateurs. S’ils pouvaient le faire tous les trois mois, cela nous ferait plaisir », avait témoigné Kodjo, la cinquantaine. Dame Adjo avait abondé dans le même sens. « Je passais quand, on m’a appelée. On m’a pris la tension, vérifié ma glycémie et mon statut sérologique. Je prie les membres de cette ONG de donner prochainement des médicaments pour soulager nos peines », avait-elle souhaité.
Le groupe a organisé plus de 56 sessions de formation ayant bénéficié à 1025 personnes sur des thématiques comme les droits humains, la santé sexuelle et reproductive, les VBG, les droits des personnes vivant avec le VIH, la prise en charge clinique des IST et du VIH/Sida, les droits des femmes. Il a également formé des parajuristes.
Dame Essossolim, pair-éducatrice à l’église des Assemblées de Dieu d’Adidogomé (Grand Lomé) a confié avoir été formée sur les Violences basées sur le genre en 2025 grâce au GCCST. « La violence, hier on l’avait ignorée, mais aujourd’hui, on doit se lever pour mettre fin à cet acte. Je sensibilise maintenant mon mari, mes enfants, les jeunes et les fidèles sur la loi en vigueur sur les VBG au Togo », a-t-elle relaté.
Intensification des activités, une vision à l’horizon 2030
A l’horizon 2030, le Groupe compte contribuer à une réduction significative de la propagation des IST et du VIH/Sida au Togo ; favoriser une intégration sociale harmonieuse des personnes vivant avec le VIH/Sida, sans discrimination et renforcer leur prise en charge psychosociale et médicale. La promotion des droits et le développement des enfants et des adultes affectés par le VIH/Sida ainsi que celle du droit à la santé sexuelle et reproductive pour tous sont des priorités pour le GCCST.
Pour atteindre cette vision, révèle le directeur exécutif, le Groupe entend intensifier des actions d’informations, d’éducation et de communication afin d’encourager un changement de comportement ; assurer une prise en charge clinique, psychologique et sociale des personnes vivant avec le VIH/Sida et de leurs proches.
Il ajoute que sa structure mettra en œuvre des projets spécifiques de protection et de prise en charge des orphelins et enfants vulnérables et installer des Centres de secours et d’accompagnement (CESEAC) à leur intention.
Jugeant le bilan du GCCST globalement satisfaisant, M. Tsigbé a rassuré que l’organisation continue de se développer et d’élargir ses activités au profit des populations vulnérables. Il a remercié tous les partenaires pour leurs appuis et souhaité que leurs soutiens se pérennisent pour plus d’impact.






