Kpalimé, 22 juil. (ATOP)- Le projet « Revalorisation de la médecine et de la pharmacopée traditionnelles » a été lancé le jeudi 21 juillet à Kpalimé au cours d’un atelier de formation.
Ce projet est initié par l’ONG AIMES-AFRIQUE avec le soutien technique et financier de la coopération allemande et de l’ONG Aktion Pit Togohilfe et du ministère Fédéral de la Coopération économique et du Développement (BMZ). Par cette initiative, AIMES-AFRIQUE voudrait allier la pratique de la médecine traditionnelle à celle moderne avec un focus sur la protection de l’environnement et la préservation des plantes médicinales en voie de disparition.
Ce lancement intervient au cours d’une formation du 21 au 23 juillet au profit des chefs traditionnels, des membres des comités villageois de développement et des tradipraticiens des villages AIMES-AFRIQUE des régions des Plateaux et Centrale. Durant ces assises, les participants vont faire l’état des lieux des fédérations de praticiens de la médecine traditionnelle et proposer des solutions pour leur positionnement. Ils vont identifier les bonnes pratiques de la médecine traditionnelle au Togo et améliorer leurs connaissances sur le code de la santé publique.
A la fin des travaux, ces acteurs de la médecine traditionnelle doivent être capables de promouvoir la médecine traditionnelle dans les communautés. Ils doivent préserver l’environnement à travers la création des champs et jardins mettant en valeur des cultures et plantes médicinales usuelles à la pharmacopée traditionnelle
Pour le secrétaire général de la préfecture, Essolabina Bakaï, les pratiques de la médecine et la pharmacopée traditionnelles ont toujours existé depuis les temps anciens malgré leurs limites. Il a salué ce projet et rappelé que la population togolaise a toujours cru en la médecine traditionnelle.
Le président de l’ONG AIMES AFRIQUE, Serge Michel Kodom a indiqué qu’au Togo, le recours des communautés à la médecine traditionnelle constitue un réflexe ancré dans les habitudes. « Environ 80 à 85% des populations affluent vers la médecine traditionnelle en cas de maladie au détriment de la médecine moderne », a-t-il dit. Il a ajouté que « l’histoire des sociétés africaines renseigne que la médecine traditionnelle est aussi vieille que l’humanité ».
Les maires de Kloto 1 et 3, Winny Yawo Dogbatsè et Kossi Mawuli Amuaku ont souhaité que ce projet permette à la population démunie et vulnérable d’avoir facilement accès aux soins de santé efficaces. Aussi ont-ils remercié AIMES-AFRIQUE pour cette initiative de renforcer les compétences des tradipraticiens dans les villages.
Le directeur préfectoral de la Santé de Kloto, Dr. Kokou Séwa, a assisté au lancement.
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