
Kara, 12 déc. (ATOP) – Un atelier de sensibilisation sur les dispositions pratiques de gestion des troupeaux bovins dans l’approche Zones aménagées pour la production bovine (ZAPB), a regroupé le lundi 12 décembre à Kara, les autorités locales et acteurs agricoles de la préfecture de la Kozah.
Cet atelier organisé par le ministère en charge de l’Agriculture, de l’Elevage et du Développement Rural, s’inscrit dans l’approche ZAPB qui entend résoudre durablement les conflits entre producteurs agricoles et éleveurs, notamment les transhumants en les mettant au même niveau de compréhension du concept ZAPB.
L’objectif est de sensibiliser les autorités locales et acteurs agricoles pour qu’ils relayent le message au sein des communautés à la base. Il s’agit selon ce concept, de mobiliser des espaces propices pour l’aménagement des ZAPB dans chaque commune de la préfecture pour servir de pâturage pour les bovins. Les acteurs agricoles, surtout les propriétaires terriens seront invités à mettre à disposition du gouvernement, des espaces, à structurer afin de faciliter la cohabitation et le vivre ensemble entre les transhumants et les populations locales dans les zones d’accueil.
Les participants ont pris connaissance du climat de détérioration des relations entre les transhumants et les différents utilisateurs des ressources naturelles ; des efforts entrepris par le gouvernement dans la gestion de la mobilité du bétail et le bienfondé des ZAPB. Ils ont été également éclairés sur les modèles de ZAPB à aménager, les critères d’appréciation, d’identification et du choix des sites. Ces acteurs ont échangé sur les actions déjà entreprises dans le cadre de la mise en place de l’approche ZAPB, les modes de gestion de ces zones et les mesures d’accompagnement prévus.
Le préfet de la Kozah, Col. Hèmou Bakali Badibawu a salué la démarche du ministère en charge de l’Agriculture dont l’objectif cadre avec la feuille de route gouvernementale en matière de la bonne gestion de la période de transhumance au Togo. Il a encouragé les participants à mutualiser leurs connaissances et expériences en vue d’une définition des espaces appropriés aux ZAPB avant de les inviter à relayer l’information dans leur localité respective.
Pour le directeur des semences et plants, Bouab Kpanté, l’approche ZAPB contribue un tant soit peu, à trouver des solutions idoines aux problèmes liés à la transhumance, source de conflit entre les populations locales et les bouviers transhumants. Il a indiqué que ce conflit entre producteurs et éleveurs est souvent relatif aux questions en lien avec l’espace, l’eau et l’alimentation, auxquelles s’ajoute la crise sécuritaire actuelle. « La mise en place de ces ZAPB permettra une bonne traçabilité du mouvement des troupeaux et aux transhumants d’être à l’abris des épizooties que subissent les bétails dans leurs entrée et sortie », a fait savoir M. Bouab.
Le concept ZAPB est une forme de sédentarisation de la production bovine sur un espace donné, aménagé et organisé où la production fourragère et le bétail sont sur place.
ATOP/SG/KYA






