Kara, 10 août (ATOP) – Le troisième roman de Ferdinand Farara a été présenté au public, le samedi 1er août à l’Amphi Schenker du Collège Chaminade de Kara. C’était au cours d’une cérémonie de dédicace en présence du préfet de la Kozah, Col. Bakali Hèmou Badibawu, du préfacier du roman, Père Ignace Pagna, des autorités politiques et administratives locales, des enseignants et élèves ainsi que des parents et amis de l’auteur.
Cette œuvre romanesque de 248 pages est subdivisée en quatre parties, repartie en 20 chapitres. Publié aux éditions Awoudy, l’ouvrage « Il faut sauver Pandora » décrit une succession d’évènements dans la vie du jeune Jeff, l’acteur principal, qui a abouti à un questionnement sur la tolérance du rachat du genre humain. Le roman parle de la planète terre, visiblement en péril avec ses habitants qui ne sont pas moins coupables du sort de leur propre maison commune qui les abrite, dont certaines contrées deviennent comme des jungles où, certains individus, pour survivre, sont obligés de développer une certaine férocité les uns envers les autres. Il s’agit d’un cri d’alarme de l’auteur pour sauver aussi bien les opprimés que les oppresseurs dans cette jungle.
Pour Ferdinand Farara, « sauver Pandora » ne saurait se passer de l’éducation qui doit éclairer et instruire sur les bonnes mœurs et les valeurs. Cette tâche doit être soutenue par la lumière de la foi qui doit ancrer la dimension transcendantale en tout être en croissance. Cette foi, à ses dires, doit fortifier et inspirer les acteurs de l’éducation afin qu’ils touchent le cœur des apprenants, les disposant à mieux recevoir les valeurs et vertus nécessaires à leur maturation et épanouissement. Il a souligné que cette mission doit nécessairement passer non seulement par l’éducation et l’accompagnement de la jeunesse, mais aussi par l’écoute et l’encouragement des enseignants impliqués dans cette tâche. « oui, le temps de laisser agir le grand potier, Dieu…, le temps d’accorder toujours une seconde chance et même parfois plus, pour permettre à l’autre de se convertir, cette confiance au temps qui nécessite de nous une bonne dose de tolérance », a-t-il poursuivi.
L’un des lecteurs, Isidore Komi Kpatcha, Maître de conférences en littérature à l’Université de Kara a souligné que le roman « Il faut sauver Pandora » plonge le lecteur dans la problématique de la transmission des valeurs. Selon lui, l’auteur n’a pas manqué de s’interroger sur la responsabilité de la jeunesse dans la préservation des valeurs morales, sociales et culturelles.
Le représentant du directeur général des Editions Awoudy, Anite Adji a félicité l’auteur pour son dévouement à apporter une plus-value à la littérature togolaise en publiant dans l’espace de deux ans, trois romans. Il a invité surtout les jeunes à emboiter les pas de l’auteur car il constitue un modèle, une source dans laquelle l’on peut puiser de belles choses.
Religieux marianiste, écrivain togolais, Ferdinand Farara est professeur d’allemand et directeur du Collège Chaminade de Kara. Lauréat du prix littéraire Komlan Nubukpo 2019 pour son premier roman « Ce jour-là », il est à sa troisième publication.
ATOP/AEM/SED






