Kpélé, 8 juil. (ATOP) – Des leaders communautaires de Kpélé 1 et 2, ont réfléchi sur la problématique de la santé de l’hygiène menstruelle et du genre transformateur pour un véritable accompagnement des filles et femmes, lors d’une causerie-débat organisée par l’ONG Alliance Fraternelle Aide pour le Développement (AFAD), le jeudi 7 juillet à Adéta.
La rencontre a été placée sous le thème « Faisons de la menstruation une réalité normale de la vie ».Elle entre dans le cadre du projet « Asidoanyi en éwé’’ ou les ‘’menstruations’’ en français-lever les tabous ». L’initiative s’inscrit également dans le cadre de la célébration en différé de la Journée internationale de l’hygiène menstruelle commémorée le 28 mai de chaque année.
Cette causerie-débat a permis de sensibiliser la population cible, notamment, les reines mères, les chefs traditionnels, les dignitaires religieux et les parents sur l’hygiène menstruelle et le genre. C’était également l’occasion de les renseigner sur les attitudes et comportements à adopter pour véritablement accompagner les filles durant leurs moments de menstrues.
Les participants ont été éclairés sur l’hygiène menstruelle et le genre transformateur. Ils ont aussi pris conscience d’un changement d’attitudes et de comportements dans le suivi des filles et femmes dans leurs périodes de règles. Ces acteurs ont aussi donné leurs avis sur la question des menstrues, celle du genre et émis des possibilités de changement pour un meilleur accompagnement des filles et femmes.
Pour le coordonnateur des projets à AFAD, Tomety Dovi, cette causerie-débat vient aider ces leaders communautaires à mieux comprendre ce phénomène qui est naturel chez la femme. Il a affirmé que ‘’Assidoanyi’’ est devenu un problème de santé publique, raison pour laquelle une journée lui a été dédié afin d’amener les acteurs et décideurs à réfléchir sur ce phénomène et à s’interroger sur la condition féminine.
Pour le maire de Kpélé 1, Batché Apédo Komla la question sur l’hygiène menstruelle a été toujours un sujet tabou dans les sociétés. C’est pourquoi, pour lui, l’initiative de l’AFAD est à saluer car elle permet, entre autres, de rompre le silence et de diffuser des informations nécessaires aux filles et femmes. ATOP/AYH/MEK






