
Par Christophe AKPO
Les populations des seize cantons de la préfecture du Zio célèbrent, le samedi prochain la 52è édition de la fête traditionnelle Ayiza. Lancée le mercredi 31 juillet dernier, la fête Ayiza 2024 est placée sous le thème : « Engagement individuel et collectif au service de la paix et du développement ».
La préfecture du Zio est l’une des plus grandes du Togo. Elle a une superficie de 2.054 km2, avec une population de 500.032 habitants selon le 5è RGPH de 2022, répartie dans quatre communes. Elle est limitée au sud par les préfectures d’Agoè-Nyivé et du Golfe ; à l’est par celles de Vo et de Yoto, au nord par les préfectures de Haho et d’Agou et à l’ouest par celle de l’Avé.
L’hydrographie du Zio est composée essentiellement des rivières Zio et Haho ainsi que du Lac Togo plus au sud. On trouve également des rivières saisonnières. Le relief est fait de petites collines, de plaines et de bas-fonds marécageux.
La vie socio-économique
La population de la préfecture est composée essentiellement d’Ewé avec une présence non négligeable d’halogènes tels que des Kabyè, des Moba, des Tem et des Peulh éleveurs ainsi que des Haoussa. La vie économique est caractérisée par le commerce, l’agriculture de même que des activités comme la poterie, et l’exploitation de sable et de gravier. Sur le plan commercial plusieurs marchés, notamment ceux de Tsévié, d’Agbélouvé, d’Avéta et de Gapé sont des points d’attraction économique.
Malgré une industrialisation croissance, avec la construction de plusieurs usines de production de divers produits tels que les plastiques, l’exploitation du phosphate, des tuyaux plastiques, de textile, de transformation agro-industrielle, l’activité principale des populations du Zio reste la production agricole.
Les différentes productions agricoles dans le Zio

En fonction de sa diversité pédologique, on cultive sur le sol de la préfecture du Zio différents produits agricoles. On y produit des vivriers tels que le maïs, les légumineuses comme niébé (haricot) qui a prêté son nom à la fête Ayiza. Le manioc, la patate douce, l’igname et la canne à sucre sont également cultivés.
Le bassin aménagé du Zio sert à la culture du riz dans les cantons de Kovié, Mission Tové, Wli et dans le village d’Assomé. Cette production locale de riz constitue une activité agricole importante dans ces localités. Le produit décortiqué sur place est vendu essentiellement sur le marché local et parfois dans des pays voisins.
Dans la partie orientale de la préfecture s’est développée la culture d’ananas, principalement dans le canton de Gbatopé, où s’est installée une usine de production de jus d’ananas pour l’exportation.
On note, de manière non négligeable, la culture de coton qui mobilise un grand nombre de paysans organisés en des groupements de producteurs de coton.
En dehors des activités culturales, l’élevage de petits et de gros bétail s’est développé. Ceci a favorisé la production du lait et du fromage locaux que les femmes des éleveurs vendent tout au long de la route nationale n°1.
Société et culture
Le brassage de différentes ethnies dans la préfecture constitue une richesse de la culture de cette préfecture. Même si Ayiza constitue la fête traditionnelle des Ewé, il faut cependant noter la présence de diverses formes de danses et de rites des autres groupes ethniques en dehors des autochtones.
La religion y est aussi diversifiée avec la présence des pratiquants des cultes traditionnels, du christianisme et de l’islam, dans presque toutes les localités de la préfecture.
Dans l’ensemble, Zio présente plusieurs atouts économiques à cause de sa proximité avec la capitale Lomé, donc prête à se développer comme une banlieue de celle-ci. Elle attire pour cela de nombreux opérateurs économiques qui acquièrent des terrains pour la mise en place de leurs entreprises, signes d’un potentiel développement de cette préfecture dont le chef-lieu, Tsévié est une vitrine de Lomé.






