
Les réformes se sont poursuivies dans les trois sous-secteurs de l’éducation togolaise à savoir les Enseignements primaire et secondaire; l’Enseignement technique, la Formation professionnelle et l’Apprentissage; et l’Enseignement supérieur et la Recherche. La rédaction de l’Agence togolaise de presse, à travers quelques lignes, vous propose les grandes activités de l’année 2024 dans le système éducatif togolais.
Les autorités togolaises ont déployé encore des mesures pour la poursuite des réformes pour moderniser le système éducatif. Ces efforts se sont matérialisés dans les sous-secteurs des Enseignements primaire et secondaire, et de l’Enseignement technique, de la Formation professionnelle et de l’Apprentissage par une augmentation des infrastructures scolaires avec plus de 400 nouvelles salles de classes et une dotation de 20.000 tables-bancs.
Des mesures sociales importantes ont été prises pour soutenir les élèves et leurs familles, avec l’extension du programme School Assur devenu School AMU dans le cadre de l’Assurance maladie universelle (AMU). L’accent a été aussi mis sur l’orientation vers les métiers prioritaires et la digitalisation du système éducatif pour mieux préparer les jeunes aux exigences du marché de l’emploi.
Sous-secteur des Enseignements primaire et secondaire
Plusieurs activités notamment, les réformes, et la construction des salles de classes se sont poursuivies dans le sous-secteur des Enseignements primaire et secondaire.
Le Premier ministre, Mme Victoire Tomégah-Dogbé a indiqué, lors de sa visite dans les établissements scolaires à la rentrée scolaire 2024-2025, que le gouvernement a la tâche de maintenir la dynamique et de poursuivre les divers chantiers. « L’école et l’apprentissage restent notre priorité pour l’avenir de notre jeunesse avec des progrès à consolider. Nous allons nous attacher à la poursuite des chantiers en cours, notamment la construction de salles de classes additionnelles», a assuré Mme Tomégah-Dogbé.
Pour le gouvernement, la continuité du cursus scolaire dépend d’une bonne alimentation de l’apprenant et d’une bonne santé corporelle voire psychique; ainsi il a déployé le programme de la fourniture de repas chauds à plus de 2 millions d’élèves des écoles primaires et préscolaires publiques, et le programme d’assurance santé « School AMU» qui couvrent plus de 900.000 apprenants.
Le recrutement, la formation et le déploiement des enseignants figurent parmi les actions prioritaires mises en œuvre pour améliorer la qualité de l’enseignement. De nouveaux enseignants sont déployés dans les filières scientifiques dans toutes les régions éducatives du Togo.
Le ministre de l’Enseignement primaire, secondaire et technique, Komlan Dodzi Kokoroko a élaboré de nouveaux critères pour définir la création des centres d’examens, de correction et des épreuves orales scolaires au Togo. C’est à travers un arrêté pris le lundi 5 février 2024. Cet arrêté prend en compte le nombre de candidats et la distance à parcourir par ceux-ci. Ainsi, il est prévu, à titre exceptionnel, des centres d’épreuves orales de proximité.
Dans sa vision d’offrir une éducation de qualité et par rapport à son engagement continu, le gouvernement a remis du matériel informatique le lundi 24 juin aux directeurs régionaux de l’éducation pour les écoles, lors d’une cérémonie au ministère des Enseignements primaire, secondaire et technique. Le matériel comprend des ordinateurs, des imprimantes et des vidéoprojecteurs. Cette initiative s’inscrit dans une dynamique de modernisation du sous-secteur éducatif et vise à soutenir la mise en œuvre des activités péri et parascolaires.
Enseignement technique, Formation professionnelle et Apprentissage
Des réformes ont été opérées dans tous les domaines du sous-secteur de l’enseignement technique, de la Formation professionnelle et de l’Apprentissage au cours l’année 2024. Des initiatives stratégiques ont laissé des taches d’huile dans la transformation des infrastructures, le recrutement des enseignants, la construction de bâtiments scolaires et la digitalisation du système. A la rentrée 2024-2025, de nouveaux enseignants ont été déployés dans toutes les filières des régions éducatives du Togo.
Des projets novateurs comme l’ouverture d’un nouvel Institut de formation en alternance pour le développement (IFAD) dédié aux énergies renouvelables, ainsi que la poursuite de la construction de deux autres IFAD spécialisés en élevage à Avétonou et en aquaculture à Agomé-Glozou, témoignent de la volonté de l’exécutif de promouvoir des filières d’avenir. L’accent est aussi mis sur l’orientation vers les métiers prioritaires et la digitalisation du système éducatif pour mieux préparer les jeunes aux exigences du marché de l’emploi.
Le 18 décembre, un atelier a permis de finaliser les offres de formation initiale dans cinq spécialités stratégiques à savoir la plomberie, le froid et climatisation, la mécanique automobile, la mécanique générale et le bâtiment. Cette initiative, soutenue par l’Institut National Supérieur de l’Éducation (INSE), vise à mieux préparer les formateurs aux exigences du marché du travail, en garantissant une éducation technique de qualité et adaptée aux réalités économiques.
La stratégie de digitalisation du secteur a été validée lors de l’atelier stratégique du 20 décembre à l’Institut national de formation et de perfectionnement professionnel (INFPP). Ce projet vise à moderniser les méthodes d’enseignement, intégrer les technologies numériques dans les formations et améliorer les performances du système éducatif. Cette digitalisation représente un tournant essentiel pour renforcer l’efficacité de la formation technique et répondre aux attentes des jeunes Togolais et des entreprises.
Une autre avancée significative a été l’expansion de la formation par alternance. Après un démarrage en phase pilote en 2022, ce programme a rapidement pris de l’ampleur avec l’intégration de nouveaux centres. Pour l’année scolaire 2024-2025, vingt-deux nouveaux centres ont rejoint le dispositif, portant le total à quarante-quatre. Ces centres, publics et privés, offrent aux étudiants une formation pratique en lien direct avec les besoins des entreprises, renforçant ainsi l’employabilité des jeunes Togolais.
En outre, le ministre en charge de l’Enseignement technique, Isaac Tchiakpé a pris part à des événements significatifs à travers le pays. Il a effectué, en novembre, une tournée dans les régions des Plateaux et de la Kara pour superviser les infrastructures éducatives et échanger avec les acteurs locaux. En décembre, il s’est rendu à la Foire internationale de Lomé pour soutenir les apprenants des établissements techniques, mettant en valeur leur créativité et leur esprit d’innovation.
Le ministre a posé les bases d’un système éducatif moderne, adapté aux enjeux de demain, et plus particulièrement aux besoins croissants de la digitalisation et de l’employabilité des jeunes. Au niveau supérieur, on a noté également des innovations.
Sous-secteur Enseignement supérieur et de la Recherche
Le gouvernement œuvre au quotidien pour un enseignement de qualité et pour fournir des services plus fluides et rapides à la population. Il a adopté, au cours du premier conseil des ministres, le mercredi 10 janvier 2024, un décret portant mutualisation des compétences des enseignants des universités publiques du Togo. Ce décret instaure la mise du personnel enseignant du supérieur, contractuel ou fonctionnaire à la disposition de toutes les universités publiques. Avec la mutualisation, le quota horaire est pris en globalité, donc l’enseignant sera désormais amené à exercer dans l’ensemble des universités publiques pour épuiser son volume horaire.
Un second décret portant transformation de l’Office du brevet de technicien supérieur (OBTS) en Office des examens professionnels du supérieur (OEPS) a été également adopté lors de ce premier conseil de l’année 2024. Il vise à « réaliser les objectifs de l’assurance qualité dans le système éducatif au sein des établissements d’enseignement supérieur et réaliser l’égalité entre les étudiants du public et du privé ». L’adoption de ce décret entend mettre sur un pied d’égalité les étudiants du public et ceux des établissements privés qui aspirent à un même diplôme, en les soumettant aux mêmes épreuves.
Lors de l’acte 3 du « Rendez-vous avec le gouvernement» en novembre, le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Kanka-Malik Natchaba a rendu public les réformes entreprises dans son département. Ces réformes portent notamment sur les mutations et l’amélioration des services aux publics cibles. L’engagement des autorités à la modernisation des infrastructures universitaires s’est manifesté avec beaucoup de réalités sur le Campus universitaire de Lomé qui s’est transformé en quelques années pour offrir un visage moderne et assez attrayant. Ces actions symbolisent l’évolution du secteur universitaire public. Comme innovations à l’Université de Lomé (UL), figure l’opérationnalisation d’un Centre de pédagogie universitaire au cours de l’année académique 2024-2025 pour renforcer la pédagogie et la qualité de l’enseignement. L’Université de Kara n’est pas du reste. La construction des infrastructures s’est poursuivie dans ce temple du savoir.
Au niveau de l’enseignement supérieur privé, la réforme introduite à ce niveau est relative à l’institution des examens nationaux pour l’obtention de la licence professionnelle. Cette réforme, implique la revue des curricula et l’harmonisation des filières.
Le renforcement du dialogue entre les universités togolaises et leurs consœurs au niveau international constitue également une réforme majeure. Dans le cadre du partenariat et de renforcement des capacités, un des piliers clés des liens bilatéraux entre l’ambassade de l’Inde et le gouvernement du Togo dans le domaine de l’éducation et du développement des compétences, un salon de l’éducation de l’Inde a été organisé le mardi 6 février à l’UL. Cette activité a permis à l’ambassade de l’Inde au Togo de présenter aux étudiants, élèves, parents et enseignants, les opportunités d’études et de bourses que son pays offre aux étudiants. Les universités indiennes excellent surtout dans les domaines de la technologie numérique. Elles font la transmission des connaissances en utilisant des outils numériques avancés.
En 2024, le gouvernement a mis le paquet dans la continuité des réformes éducatives en cours, en lien avec les projets 09 et 10 de la feuille de route gouvernementale 2020-2025, qui visent à moderniser l’école togolaise tout en favorisant le recrutement des enseignants ainsi que la construction des bâtiments scolaires afin d’offrir une éducation de qualité, accessible à tous. Ces efforts ont permis au Togo d’être classé 5è avec un score de 80, 1 points parmi les pays africains offrant la meilleure mise en œuvre de l’ODD 4 des Nations unies relative à l’accès pour tous à l’éducation. Ce classement est fait par la Fondation Mo Ibrahim dans son rapport «Financing Africa», un rapport qui analyse les besoins financiers nécessaires pour atteindre les objectifs de développement que ceux climatiques de l’Afrique.






