
Dapaong, 27 déc. (ATOP) – Le guide de l’enseignant pour l’intégration de la Réduction des risques de catastrophes (RRC) dans les curricula scolaires a été vulgarisé le mardi 27 décembre à Dapaong.
Cet atelier de vulgarisation organisé à l’intention des acteurs de l’éducation de la région des Savanes est à l’actif du ministère de la Sécurité et de la Protection civile à travers l’Agence nationale de la protection civile (ANPC). Il s’inscrit dans le cadre du projet CREWS-Togo (initiative sur les risques climatiques et système d’alerte précoce) et a bénéficié de l’appui de la Banque mondiale (BM) et de l’Organisation météorologique mondiale (OMM). L’objectif est de permettre au corps enseignant d’intégrer la réduction des risques de catastrophes dans les curricula préscolaires, primaires et secondaires afin de faire participer les apprenants à la réduction de ces risques.
Le guide compte 158 pages. Il est intitulé « Réduction des risques de conflits, de catastrophes et des changements climatiques ». Il est structuré en deux grandes parties. La première, consacrée aux généralités, comporte l’appropriation des concepts clés, les orientations sur le contenu, la méthodologie d’enseignement et d’apprentissage des réductions des risques de catastrophes et des changements climatiques, les compétence et l’évaluation des apprentissages. Quant à la deuxième partie, elle est réservée aux tables de spécification.
Le point focal du projet CREWS à l’ANPC, Agbodjivé Elom et le chef d’antenne ANPC-Dapaong, commissaire de police Nimon Aboudou Kérim ont souligné que pour l’autorité, le canal le plus facile pour gagner cette lutte est de passer par les apprenants. Pour eux, il faut déjà sensibiliser les élèves et les premiers responsables qui peuvent enseigner la culture du risque sur comment les prévenir « c’est des professionnels de l’éducation, c’est pourquoi, il faut les aider à savoir comment intégrer la RRC dans leurs cours ordinaires » a souligné M. Agbodjivé. Ils ont invité les participants à intégrer effectivement cette notion de culture du risque dans leur programme, car pour eux, si on arrive à réduire les risques, on aura moins d’impacts liés aux catastrophes.
Le directeur régional de l’éducation de la région des Savanes, Ourognaou Tchaledji a salué l’initiative car chaque année certains établissements sont victimes des aléas climatiques tels que les feux de brousse, les vents violents, même parfois des inondations. « Au Togo nous avons la mise en place de l’ANPC qui s’occupe de ces situations. Une chose est de gérer les faits mais une autre est de pérenniser les actions », a-t-il déclaré. Il a invité ses collaborateurs à un suivi attentif des échanges pour que ce guide de l’enseignant soit implémenté au niveau de l’enseignement comme des points d’encrage.
ATOP/BBG/MG






