
Dapaong, 8 déc. (ATOP) – Le Réseau des femmes pour le développement de la région des Savanes (REFED/S) a organisé, le mercredi 7 décembre à Dapaong, une journée de plaidoyer auprès des autorités locales pour les exhorter à accompagner l’engagement des femmes pendant « les 16 jours d’activisme contre les violences faites aux femmes et aux filles ».
Cette journée de plaidoyer dénommée « Levons nos voix contre les violences faites aux femmes et aux hommes ! ». Elle s’inscrit dans le cadre du projet « Bâtir le leadership socioéconomique des femmes de la région des Savanes au Togo » exécuté dans les préfectures de Tône, Cinkassé, Kpendjal et Kpendjal-Ouest précisément dans sept communes frontalières au Burkina Faso. Ledit projet a bénéficié de l’appui financier de l’Agence des Etats-Unis pour le Développement International (USAID) à travers le Programme régional des pays du littoral (LRI).
L’objectif de cette activité est de présenter un argumentaire de plaidoyer aux autorités locales. Il s’agit de solliciter l’engagement de ces autorités dans l’application des lois sur les violences fondées sur le sexe particulièrement les mutilations génitales des femmes et des filles et la réticence des hommes à accepter le droit à la propriété foncière aux femmes et aux filles.
Ce plaidoyer exhorte à la levée des verrous et pratiques coutumières qui constituent des obstacles à l’accès des femmes à la terre; la mise en place d’un système renforcé de surveillance transfrontalière de l’excision; la mise en place au niveau communautaire des mécanismes de gestion équitable des conflits liés aux violences basées sur le genre et surtout au foncier. Il invite aussi les autorités locales à accompagner les femmes victimes de violences liées aux conflits fonciers et à l’excision.
Le préfet de Tône, Tchimbiandja Yendoukoa a réaffirmé l’engagement des autorités locales de la région des Savanes dans la lutte contre les violences faites aux femmes et filles, et leur disponibilité à œuvrer aux côtés des organisations qui militent pour leur épanouissement.
L’ambassadeur des Etats-Unis au Togo, Elizabeth Fitzsimmons, le maire de la commune de Tône 1, les responsables des services déconcentrés de l’Etat et plus de 200 femmes ont pris part à cette rencontre.
Les activités de plaidoyer vont se poursuivent jusqu’au 10 décembre pour un changement de comportement envers les femmes et les filles dans la région. ATOP/GS/BV






