
Dapaong, 9 juin (ATOP) – Une rencontre de partage d’expériences et de stratégies de l’animation des fora communautaires sur la cohésion sociale et la culture de la paix a regroupé les facilitateurs et représentants des organisations de la société civile, le jeudi 8 juin à Dapaong.
Cette rencontre est à l’initiative du Collectif des associations contre l’impunité au Togo (CACIT). Elle s’inscrit dans le cadre du projet “Savanes Motaog”, qui signifie engagement des jeunes et des femmes pour la participation citoyenne et la cohésion sociale dans les Savanes. Ce projet est mis en œuvre par Plan International Togo en partenariat avec les ONG Action Education, WiLDAF Togo et CACIT. Il vise à renforcer la cohésion sociale dans la région des Savanes.
L’objectif est de faire le bilan du projet “Savanes Motaog” afin de relever les éléments de capitalisation sur la mise en œuvre de ces fora communautaires. Au cours des travaux, les participants ont fait le point sur le nombre de fora réalisés, les difficultés rencontrées et les solutions adoptées, notamment dans la préparation et le déroulement. Ils ont échangé en plénière sur les limites et les bonnes pratiques dans l’exécution de la stratégie adoptée et ont fait les présentations sur les outils de suivi de la mise en œuvre des plans d’action communautaire.
115 fora sont organisés dans les 69 cantons de la région des Savanes. Ils ont mobilisé plus de 25.000 personnes de toutes catégories confondues. Les thèmes de ces sessions de sensibilisation sont des questions de cohésion sociale et de culture de la paix mais aussi des facteurs qui créent les conflits, assortis de mesures correctives et relatives. Le nouveau Code foncier et domanial du Togo a constitué également un sujet. Des questions spécifiques à chaque communauté sont aussi abordées. Dans l’ensemble, il est prévu 207 sessions dans les 69 cantons à raison de 3 assises par canton durant la durée du projet.
L’animation des fora communautaires vise à permettre aux citoyens de participer à l’identification et l’analyse des enjeux de la cohésion sociale et à l’identification d’actions de prévention et de résolution des conflits, notamment fonciers selon le chef projet à l’ONG Action Education, Sambo Allassane. Il a également précisé qu’il est normal de faire une pause pour examiner ce qui a marché, les manquements et prendre en compte les suggestions des uns et des autres pour faire mieux dans la suite de la mise en œuvre du projet.
Au total 35 facilitateurs et représentants des organisations de la société civile (OSC), notamment l’Union féminine des Savanes (UNIFESA), l’Association des jeunes pour le développement des Savanes (AJEDES) et Jeunesse libre et engagée (JLE), les représentants des CCD/CVD, le Comité préfectoral de prévention et de lutte contre l’extrémisme violent (CPPLEV), la chefferie traditionnelle, les collectivités locales et les organisations religieuses ont pris part à la rencontre. ATOP/GS/GKM






