
Dapaong, 14 juin (ATOP) – L’Association togolaise pour le bien-être familial (ATBEF), une ONG qui œuvre dans le domaine de la santé sexuelle et reproductive (SSR) organise, les 13 et 14 juin à Dapaong, un atelier d’imprégnation et d’orientation du projet “répondre aux besoins essentiels en matière de SSR des communautés touchées par les menaces djihadistes au nord du Togo”.
La rencontre vise à orienter toutes les parties prenantes des différentes activités et objectifs du projet en vue d’avoir leur soutien dans sa mise en œuvre. Il s’est agi de présenter le projet aux différentes autorités pour une meilleure adhésion, d’outiller les différents acteurs sur le dispositif minimum d’urgence (DMU). Il est aussi question d’harmoniser la compréhension des outils du projet avec tous les acteurs impliqués.
Ce projet a bénéficié de l’appui financier de la Fédération internationale pour la planification familiale (IPPF). Il est mis en œuvre dans trois préfectures de la région des Savanes qui accueillent les déplacés à savoir Tône, Cinkassé et Kpendjal-Ouest. Le projet, d’une valeur de 38 466 754 FCFA, a débuté le 1er juin 2023 et va durer six mois. Il va permettre la mise en place des activités du dispositif minimum d’urgences à l’endroit des bénéficiaires.
Le projet va, entre autres, offrir aux femmes enceintes, aux enfants et personnes âgées déplacés, des solutions en matière de SSR pour créer un environnement sanitaire adéquat dans les familles d’accueil. Les autres missions sont la prévention et la gestion des conséquences de la violence sexuelle, la réduction de la transmission des IST, y compris le VIH, la prévention de l’excès de mortalité et de morbidité maternelle et néonatale ainsi que les grossesses non désirées.
Le préfet de Tône, Tchimbiandja Yendoukoa Douti a exhorté les acteurs impliqués à plus de rigueur et de volonté afin de contribuer à l’atteinte des objectifs du projet.
L’ATBEF accompagne le gouvernement depuis plus de quatre décennies dans le domaine de la santé sexuelle et de la reproduction des populations, des adolescents et jeunes selon le directeur des programmes de l’ATBEF, Eklou Akolly.
Cet atelier a regroupé une quinzaine d’acteurs issus de l’équipe du projet et de toutes les parties prenantes, notamment les chefs services déconcentrés de l’Etat, les représentants des déplacés burkinabè et togolais et des familles d’accueil, des chefs traditionnels et les forces de l’ordre et de sécurité. ATOP/GS/GKM






